5- Le transport en commun à Lévis, un service à rendre attractif
Lévis est tout d’abord une ville axée sur l’automobile, comme le confirme le maire Gilles Lehouiller.
De plus, il y a
eu peu d’investissement pour le transport en commun. Encore aujourd’hui, malgré une tentative de
rattrapage, Lévis demeure en bas du classement des plus grandes villes
québécoises en ce qui a trait au financement municipal des sociétés de
transport en commun, a constaté le journal de Québec.
Des documents de l’Enquête Origine-Destination et du Plan stratégique 2015-204 Société de transport de Lévis on note que :
- Les gens de Québec utilisent très peu le transport en commun pour venir sur la Rive-Sud. Toutefois les Lévisiens utilisent le transport en commun pour aller à Québec. Selon un sondage effectué (par STLévis) à l’automne 2013, le Lévisien 2 (L2), qui relie le Terminus de la Traverse à l’Université Laval, est la principale ligne empruntée (49 % des répondants l’utilisent). En effet, 48 % des personnes interrogées travaillent ou étudient à Québec, contre 39 % à Lévis. Ce n’est donc pas un hasard que près de 68 % de notre flotte d’autobus en service à la période de pointe opèrent sur des parcours interrives.
- Le taux de motorisation des ménages s’est accentué en 2017, et davantage depuis 2011, pour l’ensemble des régions pour s’établir à 1,43 véhicule par ménage. Plus spécifiquement ce taux est de 1,65 à Lévis et 1,31 pour l’Agglomération de Québec.
- Il est également intéressant de noter que 40 % des usagers du transport collectif à Lévis combinent l’usage de l’autobus avec un autre mode de transport pour effectuer leur trajet vers leur lieu d’étude ou de travail (26 % l’automobile, 11 % le traversier et 6 % le vélo). L’intermodalité est donc un élément non négligeable dans les conditions de succès de notre offre de service.
- La traverse Québec-Lévis déplace annuellement (2013) près de 2
millions de passagers, 400 000 voitures et des milliers de vélos entre les
deux rives du fleuve. Les usagers s'y rendent à pied, à vélo, en autobus ou en
automobile pour repartir sur l'autre rive avec le même ou avec un autre mode de
transport. En vertu d'une entente avec la Société des traversiers du Québec
(STQ), les détenteurs d'une carte mensuelle OPUS émise par la STLévis ont le
privilège de voyager gratuitement à bord des navires effectuant la navette
fluviale.
Mon commentaire
Considérant ces
informations, il faut évidemment que Lévis investisse davantage dans son réseau
en transport en commun afin qu’il soit plus attractif pour les résidents de
Lévis, mais également pour les gens de Québec. L’intermodalité entre les deux
rives est un élément crucial.
Il faut aussi
trouver des solutions afin de favoriser davantage le covoiturage et ultimement,
permettre aux ménages de vivre avec seulement une voiture. Cela devrait leur
permettre de diminuer leurs dépenses récurrentes tout en étant moins
dommageable pour l’environnement.
Le récent
programme d’investissement de l’équipe du maire Lehouiller semble être
prometteur, à l’exception du méga projet de tunnel autoroutier…
Plan électoral de Lévis
Force 10 de novembre 2021
Investissement de 325 millions
au cours des 10 prochaines années pour le transport en commun
https://levisforce10.com/#programme
- Voies réservées sur le boul. Guillaume Couture
et de la route des Rivières
- Interconnexion entre les Deux rives dans
l’ouest de la ville
- Piste multifonctionnelle pour les vélos et
petits véhicules électriques sur toute la longueur des boulevards Guillaume
Couture et de la route des Rivières
- Améliorer le réseau de transports en commun avec plus de fréquence et d’efficacité par l’ajout de 57 000 nouvelles heures de services (vise des gains de temps pouvant atteindre jusqu’à 33%) ; une déserte aux 5 minutes en heure de pointe, de nouveaux parcours express aux 15 ou 20 minutes, une meilleure déserte locale pour les quartiers et les parcs industriels, électrification de la flotte d’autobus
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