Conclusion: enjeux, vision, solutions
LES ENJEUX
Pour donner suite aux
informations présentées précédemment et quelques réflexions mise de l’avant,
voici les enjeux qu’il faut adresser afin de trouver des solutions pertinentes :
1. Québec
et Lévis sont des villes développées autour de l’automobile et les résidents sont
peu intéressés au transport en commun. En fait, la densité de la population est
huit fois inférieure à celle de Montréal.
2. Deux
groupes s’affrontent, soit les automobilistes qui veulent conserver le
privilège de liberté de mouvement et les utilisateurs du transport en commun
qui veulent avoir une plus grande offre et ce, de meilleure qualité. Toutefois, il y a beaucoup plus
d’automobilistes.
3. Dans
des villes avec des artères déjà congestionnées, il faut trouver un équilibre
entre l’offre en transport en commun et la circulation automobile. Et cette
offre doit nécessairement être plafonnée car les coûts et les impacts seront
toujours de plus en plus élevés. Les choix actuels sont donc cruciaux.
4. Le
gouvernement du Québec actuel (la CAQ) et les villes n’envisagent pas de mettre
en place un péage pour financer le tunnel. Évidemment, cela n’est pas une bonne
proposition pour se faire aimer de la population….
LA VISION
Voici un court texte de vision
que je propose comme réflexion.
Les villes de Lévis et
de Québec offrent un choix de réseau de transport intégré, efficace et
attractif afin de faciliter les déplacements tant en transport en commun qu’en
automobile et ce, avec une tarification adaptée en fonction des comportements
des gens.
LES SOLUTIONS
À la suite des informations
présentées précédemment et quelques réflexions mise de l’avant, voici des
pistes de solutions et moyens que je propose.
Considérant
les capacités limitées d’espace pour augmenter le réseau autoroutier dans ces
villes, il faut favoriser la densification des habitations et l’utilisation du
transport en commun. De plus, à court terme, il faut limiter la congestion
routière sur les ponts. Pour ce faire, voici différents moyens.
A
court terme :
1. Intégrer les grilles de tarification des
deux réseaux de transport et des traversiers.
2. Diminuer les tarifs afin que le
transport en commun soit déjà « super attractif » pour toutes les
clientèles même si leur modernisation sera terminée en 2025 à Lévis et 2028 à Québec.
Par exemple, une carte mensuelle Métropolitaine à 50$ pour toutes les
clientèles et un passage à 2$. Le gouvernement provincial et les villes devraient
compenser cette mesure.
3. Implanter une tarification cohérente
pour traverser les ponts et prendre le traversier et ce avec un incitatif en
dehors des heures de pointes. Par exemple, 3$ sur les heures de pointe, 1,50$
pour les autres heures et 5$ en tout temps pour les gens qui n’auront pas de Transpondeur (les touristes et les gens qui prennent
très peu les ponts et le traversier). Ce
revenu permettra aussi de financer les coûts d’opérations du transport en
commun. Le coût sera identique pour
traverser d’une rive à l’autre en voiture, que ce soit par les ponts ou les
traversiers. Cette mesure devrait aussi inciter les gens à covoiturer ou à
utiliser le transport en commun.
A
plus long terme :
1. A Québec, réaliser le projet de tramway
prévu à 4 G $ ou le projet initial de SRB (Service Rapide par Bus) de 2017 à 1 G$.
2. A Lévis, réaliser le plan
d’investissement de 325 M $ au cours des 10 prochaines années pour le transport
en commun, dont les voies réservées sur le boulevard Guillaume-Couture, la
route des Rivières et l’interconnexion entre les deux rives dans l’ouest de la
ville. Ce dernier point est crucial pour que les gens de Lévis utilisent le
plus possible le transport en commun pour se rendre à Québec.
3. Que le ministère des Transports du
Québec dévoile son plan de remplacement des deux ponts inter-rives, les dates
importantes et leur nouvelle capacité. Peut-être qu’en devançant des travaux,
on n’aura pas besoin d’un troisième lien pour les automobiles et camions.
Et
un tunnel peut-être… pour le développement économique mais pas nécessairement
pour décongestionner les ponts.
· Ultimement,
afin de favoriser le développement économique des deux villes, il serait
intéressant de relier par un tunnel les deux centres-villes pour le transport
en commun et les véhicules d’urgence (et de transport des patients inter-hôpitaux).
· Un
tel tunnel, de diamètre raisonnable, devrait être utilisé uniquement par les autobus,
véhicules d’urgence et pourquoi pas pour les cyclistes et motocyclistes. Il pourrait
simplement passer près des quais d’embarquement des traversiers, donc environ 1
km de long.
· Ce serait
très efficace si les autobus qui font la navette, faisaient également une
petite boucle du côté de Québec et de Lévis afin de minimiser le nombre de
transferts à faire par une personne. Par
exemple, se promener entre le terminus de place d’Youville et celui des
Galeries Chagnon avec quelques arrêts en chemin.
· Un
tel tunnel coûterait nettement moins cher que le projet actuel. Peut-être
qu’avec 1 G $ ce serait suffisant pour un tunnel de 1km. Et pourquoi pas un
tunnel avec caissons immergés comme à Longueuil ? C’est une solution
intéressante pour un tunnel court. A analyser par les experts.
Ottawa
avait exploré différentes options en 2011 pour le remplacement du pont
Champlain de 6 km de long.
1.
Pont monocaisson en béton - 830 millions de dollars
2.
Pont composite acier-béton - 895 millions de dollars
3.
Pont à ossature mixte - de 775 à 910 millions de dollars
4.
Pont à ossature mixte avec piles en V - 910 millions de dollars
5.
Pont à haubans - 910 millions de dollars
6.
Tunnel sous fluvial entre batardeaux - 1,37 milliard de dollars
7.
Tunnel sous fluvial avec caissons immergés - 1,54 milliard de dollars
8.
Tunnel foré à deux tubes - 2,68 milliards de dollars
9.
Tunnel foré à quatre tubes - 3,78 milliards de dollars
10. Tunnel sous fluvial
entre batardeaux - 1,37 milliard de dollars
11. Tunnel sous fluvial
avec caissons immergés - 1,54 milliard de dollars
12. Tunnel foré à deux
tubes - 2,68 milliards de dollars
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