8- L'émission des GES avec la congestion sur les ponts, oui mais...
On parle beaucoup du problème de pollution et d’émission de GES avec la congestion sur les ponts. Oui c’est vrai, mais regardons cela de façon plus large.
Il y a énormément de voitures et camions en circulation au Québec, beaucoup de voitures avec une grosse cylindrée (ex. : VUS, pick up) et il y a aussi des artères à Québec avec des congestions routières importantes (ex. : section Pierre-Bertrand et autoroute Félix-Leclerc). Et que dire des gens qui laissent tourner leur moteur l’hiver dans des stationnements, pour la garder chaude…
Voici quelques infos
tirées d’un article de la Devoir, publié le 17 novembre 2018 :
Sur les 9,9 tonnes de GES
émises chaque année par habitant au Québec (2015), plus de 4 tonnes sont
générées par les déplacements motorisés. Le dernier bilan carbone du ministère
de l’Environnement fixe à 41,9 % la part du transport dans les émissions de
la province, en hausse de 21 % depuis 1990.
De ce lot, le tiers découle
des allées et venues en voiture et du transport de marchandises ballottées et
consommées d’un bout à l’autre du territoire.
À l’heure où le bilan
climatique n’a jamais été aussi sombre, on compte plus de voitures que jamais
au Québec, avec plus de 4,5 millions de véhicules en circulation. Non
seulement le parc automobile est-il en constante croissance, mais la taille des
voitures aussi.
La plupart des calculateurs
d’empreinte carbone estiment que l’usage d’une voiture ajoute grosso modo 2,5
tonnes de GES au bilan d’un individu pour chaque tranche de
10 000 kilomètres parcourus.
Laisser sa voiture chez soi
pour prendre le transport en commun peut réduire de 26 % à 76 % le
bilan carbone d’une personne, selon certaines études.
« C’est
clair que délaisser la voiture, c’est ce qui a le plus d’impact, car ça élimine
les émissions dues à l’usage du véhicule, mais aussi celles liées à sa
fabrication, très importantes dans le poids carbone d’un véhicule. C’est
pourquoi le covoiturage serait une solution très efficace, qui limite les deux
sources d’émissions liées aux véhicules, bien plus que l’autopartage »,
ajoute Mme Potvin.
Et on parle beaucoup de la
solution magique avec la voiture électrique. Oui, c’est un pas dans la bonne
direction mais elle n’est pas pure cette voiture ! Son empreinte carbone lors
de sa production, principalement la batterie, représente presque le double
d’une voiture à essence. Toutefois, ce
qui est prometteur, c’est que l’industrie le sait et travaille activement pour améliorer
la fabrication des batteries (éviter d’utiliser le cobalt), et leur recyclage
en fin de vie.
Sur le site d’Hydro-Québec, il
y a une information super intéressante :
Ainsi, après 150 000 km, le
véhicule électrique (construite en 2013) présente des impacts potentiels de 29%
à 65% inférieurs à ceux du véhicule conventionnel, selon les catégories
d’impacts considérées. Après 300 000 km, les impacts du véhicule électrique
sont de 55% à 80% inférieurs à ceux du véhicule conventionnel.
Mon commentaire
Il faut fondamentalement
favoriser le développement du transport en commun et son utilisation. Pour l’automobile, c’est un mode de
déplacement qui sera toujours utilisé, mais il faut contrôler sa croissance car
son impact sur les réseaux routiers représente une spirale d’investissement
sans fin.
Il faut encourager l’industrie
à produire des batteries efficaces et ce, avec le moins d’impacts possibles sur
l’environnement, favoriser l’achat des voitures électriques ou comme en
Norvège, surtaxer la vente de voitures à essence et ce, selon leur cylindrée.
Et finalement, il faut éviter de construire des infrastructures gigantesques, comme un tunnel avec des mégatonnes de béton, qui vont émettre une quantité phénoménale de GES. Et surtout pas de nous dire que ce sera compenser afin d'être carboneutre.
Commentaires
Enregistrer un commentaire